Oolon

CARDIS & TOPS

Oolon est une petite marinière que j’ai tricoté pour Jules. Finalement, c’est Alexandre qui se l’est approprié. Elle n’était pas assez colorée pour mon amoureux des couleurs qui claquent ! Je dois l’idée à mon amie Marie. Une marinière avec une encolure comme ça et des manches comme ça ! C’est ce qu’elle me disait il y a plusieurs mois. Ensuite ce n’était qu’une question de temps pour tricoter.

Je suis partie sur une construction dite top down : c’est à dire que le sweat se tricote du haut vers le bas. Il m’a fallu dont réfléchir pas mal sur la façon de faire les emmanchures, l’encolure et les manches. Je me suis prise très vite au jeu. J’ai beaucoup défait pour refaire. Mais ça fait parti du jeu du design.

Je l’ai tout d’abord déclinée en version enfant : du 2 ans au 12 ans. C’est la zone de taille que je maitrise le plus grâce à mes loulous. J’ai donc réalisé une taille 12 ans et j’ai choisi des couleurs classique : du blanc et du noir. Le choix de la laine était tout trouvé. De la (Vi)Laines tordue parce que c’est une laine que j’aime énormément et que c’est aussi et avant tout une laine que mes enfants adorent porter. J’ai choisi une qualité sport. C’est à dire un fil de 262 m pour 100g. Vous avez un large choix de fil proposant cette qualité. Et c’est une épaisseur qui est très à la mode en ce moment. Lilou a sorti un très beau fil que je n’ai pas encore eu la chance de tester. J’ai également vu passer un très beau fil sport chez Madelaine et Filibert. Et vous avez aussi La Bien Aimée qui a sorti il y a peu une qualité sport très lumineuse. Ou vous avez aussi la chouette Physalis de Froufrou et Capucine qui a l’échantillon parfait.

Revenons en à mon choix ? J’ai donc choisi la (Vi)Laines Tordue Sport de Marion dans les couleurs « classiques » pour une marinière : « Le lait sur les lèvres » pour le coloris principal et « Rouleaux de réglisse » pour la couleur contrastante, c’est à dire les rayures.

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Cette petite marinière fait partie de ma collection « Dragon ball Knitting Addiction » pour les petits garçons. Il comporte déjà Vegeta et Krilin. Vous pouvez vous le procurer ici. N’hésitez pas ! Cette collection comprendra 8 basics pour garçon.

Je vous ai décliné Oolon entre la taille naissance et la taille 12 ans.
Pour la version adulte, j’ai suivi l’avis général en érigeant plutôt une version femme.

Oolon, c’est ici.
Et comme tous mes modèles, le bénéfice de la vente de ce modèle est entièrement reversé pour aider la recherche sur le cancer.

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A vos aiguilles !

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Minimalisme

Non classé

L’envie de revenir écrire me chatouille depuis plusieurs mois. Et je me disais qu’entre ma crise de la quarantaine (j’ai beau nier son existence ces derniers mois, elle est bien là !), mes gros pépins de santé, mon profond ennui à mon travail, et les mauvaises nouvelles qui nous entoure moi et Ju, je pouvais partager avec vous comment je ressortais la tête de l’eau. Ca pouvait vous servir ? Alors non, ce n’est pas du tout un moyen de sortir de sa crise de la quarantaine, mais plutôt des réflexions sur moi-même et sur le tricot, forcément !

Pour moi, tout est lié. D’avoir souffler mes 40 bougies début janvier, mais aussi toutes les semaines précédentes qui voyaient la « dead line » arriver, m’a comme enlisé dans une profonde mélancolie. Plus grand chose n’avait de goût. A commencer par le travail où j’ai littéralement l’impression de perdre mon temps. Mais est-ce ma faute ? Est-ce moi qui m’afflige un travail ennuyeux pour pouvoir me morfondre, ou est-ce vraiment ce travail qui devient vraiment ennuyeux et qui me donne comme une impression d’avoir râté ma vie professionnelle ? Je n’ai pas encore la réponse à cette question… Les pépins de santé sont complètement de mon fait. J’ai trop joué mon corps en lui assénant tout et n’importe quoi en passant par toute sorte de régime à la con, de thérapies soient disant miracle (non, Dr. Z., vous n’avez fait qu’aggraver mon cas en me donnant l’impression de n’être intéressé que par les 200 Euros que me coutait chacune de vos consultation de même pas 30 minutes ….). Aujourd’hui mon corps me dit STOP. Me reste les bras pour pleurer. Non, je plaisante. Me reste à l’aimer pour qu’il m’aime à nouveau. Le régime est toujours là dans ma vie. Avant, c’était une question d’esthétique et de confort, aujourd’hui, c’est une question de santé. Et c’est nettement plus difficile à accepter.

Le tricot ? J’ai fait un gros travail sur moi-même. Beaucoup de vide autour de moi, besoin d’espace et de ne plus m’encombrer. J’ai par exemple donner beaucoup de laine de mon stash. Il ne m’en reste que la moitié aujourd’hui. Et je trouve malheureusement que c’est encore beaucoup trop. J’ai offert les goodies que j’entassais, les sacs et pochons que j’avais acheté çà et là, ou que telle ou telle boutique m’avait ajouté dans une commande. Il me reste l’essentiel. Mon pochon bleu que j’aime beaucoup. Le pochon que tout le monde arbore avec fierté mais que je trouve juste utile et pratique pour trimbaler dans la voiture ou dans les promenades. Etre moi et juste moi.

Ce pochon, c’est finalement l’exact instantanné de mon tat présent. Je vous montre :

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J’ai enlevé tous les pins à la mode que je collectionnais depuis des mois comme toutes les autres tricoteuses. Je le laisse brut, et y ajouterais peut être quelques broderies quand j’aurais dompter la bête. J’y ai mis uniquement mon seul encours, parce que depuis quelques semaines, je suis retournée à la nécessité de n’avoir à faire qu’une chose à la fois et avancer doucement. Ca me procure beaucoup de sérénité. Mon échantillon. Moi qui n’en faisais jamais, j’ai eu beaucoup trop de déboire avec des gilets et des pulls qui ne me vont pas pour continuer à ignorer cette étape. Depuis que j’ai changé d’aiguilles (je suis passée à des Chiaogoo après avoir vendue toutes mes Hiya Hiya qui me blessaient trop les doigts), ma tension de fil a énormément changé. Je respire avec ces échantillons. Et je tricote sans doute.

J’espère que ce petit article ne vous a pas trop ennuyé. J’avais envie de partager avec vous un petit peu de moi pour ce nouvel exercice auquel j’ai décidé de me prêter cette année. Moins tricoter pour mieux tricoter. Et faire moins, commence par faire autres choses à côté. Tenir ce blog est une de ses choses. J’ai retrouver l‘envie de cuisiner ou plutôt pâtisser avec mon grand. J’essais de marcher à nouveau, de me « bouger » pour faire plaisir au médecin (bien sûr) mais surtout pour me sentir mieux dans mes baskets. M’endormir en pensant « Ah aujourd’hui, je n’ai pas juste brassé de l’air, j’ai fait ça et ça et ça … de concrêt ».

Je vous prépare pour tout bientôt une petite fiche pour réaliser un bonnet que vous avez pu apercevoir sur IG. J’ai raté le coche de faire de jolies photos portées par ma Charlotte. Ce n’est que reculer de quelques jours.

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Bon WE à vous toutes et tous.

Et à la semaine prochaine ! Je vous montrerais une petite écharpe tricotée pour ma Charlotte. Les photos sont prêtes. Reste le blah blah à rédiger.

Je vous embrasse.

Shirahoshi

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Shirahoshi c’est un personnage tiré du Manga « One Piece » d’Eiichiro Oda. Non rassure toi, je ne vais pas à nouveau t’ennuyer à te raconter ce manga. Tout est dans l’article précédent, celui où je te présentais Chimney.

Par contre, j’ai très envie de vous raconter comment m’est venu l’idée de ce châle.  C’est parti de cet écheveau reçu dans le cadre de mon Club des (Vi)Laines. C’était mon Club de Mai de cet année.

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Les « Pieds D’ariel ». Alors forcément, vous pensez Sirène, la Petite Sirène de Hans Christian Andersen. Moi, je pense Sirène, puis La Princesse Sirène dans One Pièce, la jolie Shirahoshi.

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A partir de là, j’ai imaginé des ricochets sur l’eau, des flics et des blocs.

J’ai monté 3 mailles, joué d’augmentations et de diminutions pour finalement me laisser porter jusqu’à ce châle que j’aime tant. C’est souvent comme cela. Je tricote et ma laisse porter par ce que mes doigts veulent faire. Quand je force trop en me disant « Si je partais dans ce sens ci, où si j’allais plutôt comme cela… » Vous pouvez êtes sûre que celles termine par un détricote en règle. Maintenant, je le sais, et surtout je le comprends et l’admets. Alors je me laisse souvent porter par mes doigts. Un peu comme au piano. J’ai toujours laissé mes doigts faire, comme un automatisme.

Quoiqu’il en soit, je vous présente Shirahoshi.

 

Tailles
Un seule taille, mais il peut s’agrandir  souhait. Le tout est de comprendre comment continuer la suite logique de ma construction. Si out avez besoin d’aide, n’hésitez pas. Je serais ravie de vous aider.

Fil
(Vi)Laines « Malouines et Soies fingering ».
1 écheveau ou environ 400 mètres de laine à l’échantillon correspondant pour le premier coloris (« Pieds d’Ariel » dans le cas que je vous présente).
2 écheveau ou environ 600 mètres de laine à l’échantillon correspondant pour le second coloris (« Des Mûres dans les mains »).

Aiguilles :
Aiguilles circulaires 3.5 mm.

Echantillon
18 mailles et 24 rangs = 10 cm en point mousse, lavé et bloqué.

Niveau de Difficulté : * *

Il est disponible sur ravelry ici :

A cette occasion, je vous offre un code de promotion : ONEPIECE
Il est valable sur tous mes modèles qui s’inspirent de ce Manga.
Et là où c’est amusant, c’est que je ne vous dis pas les modèles concernés.
A vous de chercher !

La promotion est valable jusque Vendredi soir, Minuit.

Et ne l’oubliez pas : tout l’argent de mes modèles est intégralement reversé pour aider la recherche sur le cancer.

 

Chimney

CARDIS & TOPS

Chimney c’est un personnage tiré du Manga « One Piece » d’Eiichiro Oda. JE ne vais pas vous faire l’affront de vous présenté le manga. Quoique ? Si ? Allez brièvement alors… Et si le brièvement est trop long : passez plus bas et lisez ce que Chimney m’a inspiré.

One Piece c’est LE manga le plus vendu au monde (dépassant, et de loin, le célèbre Dragon Ball d’Akira Toriyama), avec plus de 415 millions d’exemplaires vendus, ainsi que la série la plus vendue au monde dessinée par un seul auteur. Au Japon, le tirage total des tomes de One Piece s’élève à 350 millions d’exemplaires, chaque tome se classe à la première place dès sa sortie. Le record est détenu par le tome 67 qui s’est vendu à plus de 4,05 millions d’exemplaires. Dans le reste du monde, le tirage s’élève à 66 millions d’exemplaires (dans 42 pays). En France, la série est devenue leader en 2011 et s’est vendue à 6,5 millions d’exemplaires depuis sa sortie.

Mais laissons de côté ces menus détails en chiffres, et passons rapidement sur l’histoire…

L’histoire de One Piece se déroule dans un monde fictif dominé par les océans, où les pirates aspirent à une ère de liberté et d’aventure connue comme « l’âge d’or de la piraterie ». Cette époque fut inaugurée suite aux derniers mots prononcés par le roi des pirates, Gol D. Roger avant son exécution . Roger annonça au monde que ses habitants étaient libres de chercher toutes les richesses qu’il avait accumulées durant sa vie entière, le « One Piece5. »
Vingt-deux ans après l’exécution de Roger, l’intérêt pour le One Piece s’effrite. Beaucoup y ont renoncé, certains se demandent même s’il existe vraiment. Même si les pirates sont toujours une menace pour les habitants, la Marine est devenue plus efficace pour contrer leurs attaques sur les quatre mers: East Blue, North Blue, West Blue et South Blue. Pourtant, ce changement n’a pas dissuadé Monkey D. Luffy, un jeune garçon, de vouloir devenir le successeur du légendaire Roger. Il va ainsi partir à l’aventure en se donnant comme premier objectif de créer un équipage afin de rejoindre la mer de Grand Line, où la fièvre de la « grande vague de piraterie » continue de sévir, et où de nombreux grands noms de la piraterie sont à la poursuite du One Piece.

Luffy part à l’aventure après sa rencontre avec Shanks le Roux, le capitaine d’un navire de pirates qui a passé un an dans son village et l’a sauvé d’un monstre marin en sacrifiant son bras gauche. Depuis, Luffy porte son chapeau de paille qu’il lui a offert pour marquer la promesse de devenir un grand pirate. Ce chapeau deviendra donc le symbole de son équipage. C’est à cette époque qu’il mange un fruit du démon que détenait Shanks : le fruit du caoutchoutier/ Gomu Gomu, et qui rend son corps élastique. Les fruits du Démon une fois mangés donnent des capacités spéciales à leur détenteur, qui perd par la même occasion toutes ses forces lorsqu’il est immergé dans l’eau de mer.
Luffy et son équipage feront de nombreuses rencontres qui renforceront leur amitié et élargiront leurs équipages. Mais ils devront se confronter aux équipages pirates prônant violence et pouvoirs, ainsi qu’à la Marine et ses soldats, garants de la justice.

Voilà très brièvement pour l’inspiration…

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Chimney c’est un gilet qui se tricote du haut vers le bas, sans couture. Le corps est au point de riz, et les manches sont en jersey endroit. J’ai ajouté une petite i-cord sur tout le tour pour faire une finition uniforme et surtout soignée. C’est un modèle mixte. Il est donc aussi joli sur une petite fille que sur un petit garçon. Il était destinée à une jolie petite fille tout fraîchement née, alors je l’ai choisi en rose. Et comme j’aime tout particulièrement l’effet du point de riz sur une laine dite speeckles, j’ai opté pour cet écheveau de La Bien Aimée Merino DK dans le coloris « Peony Grafitti » : un bien joli rose tout parsemé de touche de rose plus soutenu, de bleu et même de petites touches d’orange. Un ravissement pour les yeux ce coloris.

Comme je vous le disais, je l’ai tricoté pour une petite puce, Coline. J’ai opté pour une taille naissance pour le porter vite. Mais c’était sans compter sur mon temps toujours très long pour envoyer mes cadeaux. J’ai même finalement hésité à en tricoter un second plus grand. J’étais persuadée que ce joli cardigan rose n’irait pas ou plutôt plus. J’ai pris le risque (j’avoue : par flemme de devoir le re tricoter), et j’ai eu raison. Sophie m’a montré une bien jolie photo portée sur sa jolie puce. C’était parfait.

D’ailleurs, j’en profite pour un petit coup de gueule… Pardon d’avance. Vous êtes surement nombreuses à partager l’expérience et/ou à ne pas être la cible de ce cri du cœur.

Quand on vous fait un petit présent, surtout quand il est fait main, dites merci ! Je vais être vulgaire : « mais bordel. Ca n’arrache pas la gu*** de dire Merci ». J’en suis venu à me demander si je ne devais pas arrêter de tricoter pour les autres. Les gens certes ne mesurent souvent pas ce que peux représenter un cadeau fait main mais quand c’est quelqu’un qui fait aussi du fait main : ça fait bisquer !

Fermons cette parathèse déplaisante, et retournons au sujet de ce billet : mon gilet Chimney. Je l’ai gradé de la taille naissance à la taille 14 ans. Oui, le point de riz est un peu fastidieux, mais le jeu en vaut la chandelle. Le point de riz : c’est beau.

 

Donc en résumé :

Tailles
Naissance, 3 mois, 6 mois, 12 mois, (18 mois, 24 mois) 4 ans, 6 ans, 8 ans, 10 ans, (12 ans, 14 ans).
Tour de buste du vêtement terminé environ : 40, 44, 48, 52, (54, 58) cm

Matériels
. Laines
La Bien Aimée « Merino DK » ou toute laine DK permettant d’obtenir l’échantillon
1, 1, 2, 2, (2, 2), 3, 3, (4, 4), (4, 4) écheveau(x)
Ou environ 250, 290, 310, 350, (380, 460), 610, 650, 690, 730, (770, 810) mètres

. Aiguilles :
Aiguilles circulaires 3.5 mm.

. Autre :
Marqueurs amovibles, un marqueur différent des autres pour indiquer le début du rang, aiguille à laine, fil contrastant pour mettre les mailles en attente.

Echantillon
21 mailles et 28 rangs = 10 cm en point jersey, lavé et bloqué, avec le plus grand numéro d’aiguilles.

Niveau de Difficulté : * *

Il est disponible sur ravelry ici : 

The Show Must go On

Non classé

C’est toujours toute une histoire, un premier article de blog. Mais c’est une histoire que j’aime bien… J’aime l’effervescence autour d’une nouvelle création. Le choix de la peinture sur les murs, tout comme celui de cette petite bannière qui nous semble toujours si importante. Le choix de la police de caractères. Parce que oui, une belle écriture, même à l’heure du « tout dématérialisé », c’est toujours bien plus sympa à lire.
J’aime tout ça…
Tout comme j’aime l’appréhension qui va avec : « Ais-je choisi la bonne couleur ? Ais choisi les bons mots ? Ce que j’ai à dire est si si intéressant ? … »

Pour ce tout premier article, je voulais vous expliquer ce nouveau nom qui me correspond bien plus aujourd’hui que « Maman Crotte ».
Cela fait bien longtemps que cela me trotte en tête : changer de nom. Parce que je ne suis plus vraiment une « Maman Crotte ». Je n’appelle plus mes enfants mes « Crottes » depuis quelques années à présent. Et même si c’est essentiellement pour eux que je tricote, je ne veux plus me voir QUE comme la maman de mes enfants. Merci Dr. Z.

Mon prénom, vous le connaissez, c’est Marianne. Un prénom que j’ai toujours aimé. Parce qu’il n’était pas ordinaire, parce qu’il était long, parce qu’il sentait bon la France quand les copines avaient des prénoms qui sentait l’Amérique. Mais surtout parce que c’était le prénom de ma Grand Mère, celle que je n’ai pas connu.

Mais ce n’est pas mon seul prénom. Comme la tradition le voulait il y a bientôt 40 ans, je porte également avec beaucoup de fierté, les 2 prénoms de 2 très belles femmes.

Marguerite. C’est le prénom de cette incroyable bout de femme (mon Arrière Grand Mère), veuve, qui a pris sous son aile ses 3 petits enfants (ma Maman et ses 2 soeurs) qui perdent leur maman (ma Grand Mère) suite à une bête chute d’un arbre en cueillant des mirabelles et leur papa (trop lâche pour assumer seul 3 enfants) reparti en Pologne sans plus donner de nouvelles . Ce bout de femme, c’est ma Oma. Mon Arrière Grand Mère. J’ai le souvenir d’une femme chaleureuse et aimante mais qui ne parlait pas un mot de français. Mais à 5 ans, il suffisait de se regarder pour se comprendre.

Renée. C’est le prénom de cet autre bout de femme (ma « Belle » Grand Mère) qui épouse un joli veuf (mon Grand Père) et prend sous son aile ses 3 enfants (mon Papa et ses 2 frangins). Elle a toujours été ma Grand Mère, même sans les liens du sang. Elle m’a appris à faire du canevas et me fournissait en fil. Elle m’a appris à tricoter des écharpes au point mousse pour mes barbies, à crocheter des mouchoirs et des napperons. Elle vivait dans une modeste annexe d’un petit château de ville. On passait chacune de nos vacances dans le parc du Château à chasser des sorcières et combattre des dragons avec ma petite sœur, à ramasser des marrons. Elle nous tendait des morceaux de pain frais et une barre de chocolat pour nos goûters alors que nos genoux étaient encore tout écorchés de faire les raoudi dans la mousse et les branchages. Elle nous prêtait ses vieux sacs à mains pour aller au marché et traverser le vieux Pont. Elle nous emmenait près de l’eau pour attraper des tétards.

Tous ces bouts de femmes, c’est MOI. Alors un anagramme de leur prénom, un anagramme de moi même, c’était le nom parfum pour terminer là bas, et commencer ici.